Le burnout d’un proche


Si vivre soi-même un burnout est une expérience difficile, l’entourage de la personne concernée n’est de loin pas épargné. Il est aux premières loges et subit les conséquences directes de ce cheminement vers une situation de plus en plus infernale.



Que de souffrances rencontrées chez les conjoints qui assistent presque impuissants à la dégradation de la situation ! Cette épreuve-là est finalement peu reconnue dans notre société. Lorsque vous entendez parler d’une connaissance ayant fait un burnout vous compatirez sûrement mais qui a spontanément une pensée pour son conjoint ou pour ses enfants? Et pourtant eux aussi subissent une véritable souffrance.

Durant de longs mois, ils vivent un important bouleversement de leur équilibre. Le burnout a des conséquences lourdes sur l’état de santé tant physique que psychique de la victime. Son caractère semble avoir changé, il ne partage plus ce qu’il ressent ou alors il se sent figé dans une attitude qui ne lui ressemble pas, passant parfois de la plus grande irritabilité à la tristesse profonde. Le conjoint peut se sentir perdu voire trahi. Où donc est passé l’homme ou la femme qu’il ou elle a choisi ? Et jusqu’où le conjoint doit-il aller pour essayer de soutenir et d’aider l’autre ?

L’entourage a cependant un rôle primordial à jouer. C’est lui qui dans un premier temps va nommer le problème, le mal-être observé alors que la victime aura encore tendance à nier la réalité. Dans un premier temps, il ne sera donc que rarement écouté par la personne concernée prise au piège dans son schéma autodestructeur mais malgré tout il marquera le début de la prise de conscience de ce qui ne va pas.

Lorsque le burnout est identifié, il est généralement plus facile pour l’entourage d’accepter les manifestations du problème car elles sont comprises comme étant des symptômes et les familles peuvent ainsi intégrer le fait que ces manifestations sont transitoires. Le conjoint qu’il ou elle avait connu et choisi n’a pas définitivement disparu, il refera surface petit-à-petit au fur et à mesure de sa récupération.

Je terminerai ce billet en vous rapportant ce témoignage d’une femme dont le mari a subit un burnout plusieurs mois auparavant :
«  Aujourd’hui, il est à nouveau lui-même. Peut-être même mieux qu’avant ! Il est plus humain, fort mais vulnérable et beaucoup plus en contact avec ce qu’il ressent… Il a conscience de ses limites et ça, c’est précieux ! »

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