Le burn-in ou présentéisme


Le burn-in ou présentéisme peut être défini comme le fait d’être présent physiquement à son travail sans pour autant avoir la productivité attendue. Les causes de cette baisse de productivité sont multiples. Elles peuvent être dues à l’environnement (pas assez ou trop de travail) ou à l’individu (fatigue, gestion du stress et baisse de la motivation). 


Comme vous pouvez le voir dans le cas de M. Toutlemonde, ce dernier doit faire face à des attentes démesurées de sa hiérarchie. Il se retrouve confronté à une situation dans laquelle il n’obtiendra aucune reconnaissance de son chef: il aura échoué dans l’atteinte de l’objectif bien qu’ayant fourni un travail considérable. Son effort ne sera pas reconnu à sa juste valeur, il risque de se sentir moins motivé. D’autre part, l’exposition prolongée à un stress devenu chronique commence à produire des effets physiologiques. La baisse de la capacité de concentration ainsi que les troubles de la mémoire sont des effets directs de la saturation hormonale qu’il subit. Il sera tenté de compenser ses difficultés en allongeant ses heures de présence au travail. C’est le présentéisme qui commence. Lorsque l’usure produite par le stress chronique s’intensifie, le fait d’allonger ses heures de présence ne suffit plus pour pallier à la baisse de la productivité. 



Le burn-in est souvent considéré comme une phase précédant le burnout. De mon point de vue, le burn-in est une étape qui fait partie du processus de burnout. Cet état révèle les premières conséquences de l’usure due au stress chronique. Il fait apparaître le problème dans l’environnement professionnel de l’individu et suscite des réactions dans une équipe de travail. Les collègues commencent à s’inquiéter: «Tu devrais faire attention, tu travailles trop… T’as l’air fatigué… Respire un peu ! Y’a pas que le boulot dans la vie…».


Malgré le bien-fondé de ces conseils qui souvent viennent en écho des conseils du conjoint, l’individu se sent coincé dans sa ligne de conduite. Comment envisager de se reposer alors qu’il prend du retard sur ses objectifs? Reconnaître qu’il a besoin d’évacuer le stress en se reposant et en faisant autre chose serait perçu comme un aveu de faiblesse. Il s’entête donc dans un processus d’auto-destruction...

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