M. Toutlemonde perd le contrôle, sa cousine Janine aussi !


Novembre est déjà là et l’humeur de M. Toutlemonde est à l’image de la météo : maussade.

"- J’ai l’impression que ma vie se résume en un mot : PRESSION ! Ça vient de tous les côtés. M. Machin qui me convoque la semaine prochaine pour que je lui rende des comptes sur les délais intenables qu’il m’a fixé, ma nouvelle assistante qui se croit encore au club med’ et même Odette qui me rabâche à longueur de journée que je suis malade de travailler comme ça ! Mais qu’est-ce qu’elle croit ? Que j’ai le choix ? Bon sang ! Elle n’y comprend rien ! C’est mon travail et j’entends bien réussir ce challenge. "


Les heures de travail quotidiennes s’allongent. Fatigué, M. Toutlemonde a l’impression de faire du sur-place.  Cette impression n’est pas tout à fait fausse puisqu’il devient progressivement moins efficace. Hier, il a même oublié un rendez-vous ! Il a tellement peur de manquer quelque chose qu’il relève sa boîte mail toutes les 10 minutes. Son énervement face à cette situation n’arrange rien bien au contraire. Lui qui est d’habitude si calme face aux situations stressantes, on dirait qu’il commence à perdre ses repères.

Ce soir-là, il rentre tard. Odette ne l’a pas attendu pour manger, il faut dire que l’heure est passée depuis longtemps. Elle semble malgré tout impatiente de lui parler.

« - Chéri, il faut que je te raconte ma visite chez Janine. Tu te rappelles que je devais passer la voir cet après-midi ? Eh bien, tu sais quoi ? Ta cousine est exactement dans le même état que toi ! Depuis la naissance de son deuxième, elle semble prête à s’effondrer. Elle qui est si soignée, si perfectionniste, elle avait les cheveux hirsutes ! Elle a même piqué une crise lorsque sa fille a renversé son sirop. Elle ne dort plus, ne sort plus et son humeur, c’est l’enfer. Elle est vraiment épuisée. On ne la reconnaît plus. Elle qui est si dynamique d’habitude, aujourd’hui elle était au bord des larmes ! »

M. Toulemonde regarde Odette avec un sourire désabusé. Il ne voit pas en quoi sa situation est comparable à celle de Janine. Ok, il est fatigué et un peu « à cran » mais c’est normal vu qu’il bosse comme un fou. Il a un patron à qui il doit des comptes, lui ! Il ne passe pas ses journées à se lamenter en traînant en pyjama à la maison. Janine trouve que sa vie est dure ? Qu’elle vienne seulement voir la taille de ses problèmes à lui ! Non, vraiment, sa situation n’a rien à voir avec celle sa cousine…   


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