Un arrêt de travail ? Oui, mais combien de temps ?


Lorsqu’un burnout amène à une situation d’épuisement sévère, un arrêt de travail s’impose. De quelle durée ? 
Certains s'arrêtent 15 jours, d’autres 1 mois, 3 mois, 6 mois voire plus. Mais quels sont les éléments qui vont permettre au médecin et à la personne concernée de savoir qu’elle est prête à retourner travailler ?

L’élément déterminant de cette décision est le corps. Chaque individu a sa propre résistance physique face à l’épuisement. Lorsque la personne atteint ses limites, il lui faudra en tout premier lieu sortir son corps de l’état d’épuisement dans lequel il se trouve. Or, le corps peut montrer ses faiblesses en s’exprimant par la maladie. Il s’agira donc de soigner ce qui doit l’être avant même d’envisager la suite. Une personne qui se retrouve hospitalisée pour un infarctus va devoir envisager une convalescence en relation avec sa pathologie et non avec la notion de burnout même si celui-ci est la cause de son infarctus !
Si le corps n’est pas malade, l’individu devra de toute manière retrouver un seuil minimal d’énergie afin de pouvoir à nouveau se mobiliser aussi bien physiquement que psychiquement. Afin de retrouver de l’énergie, il lui faudra trouver les moyens de faire disparaître certains symptômes comme les crises d’angoisses ou les troubles du sommeil. C’est ce temps-là qui est difficile à quantifier, cela peut prendre de quelques jours à quelques mois ! 

Une fois ces conditions réunies, le corps commencera à se recharger. Dès lors, la plupart des individus auront besoin d’une quinzaine de jours de repos avant de pouvoir envisager un retour au travail. 

Lorsque l’arrêt de travail se prolonge, une nouvelle difficulté apparaît : celle de la sur-anticipation. Vous connaissez le proverbe disant que lorsque l’on chute de cheval il faut de suite remonter en selle sous peine de ne plus remonter du tout ? Il s’agit du même phénomène. C’est l’émergence de la peur du retour. Cette peur qui grandit avec le temps ne se dissout que par la confrontation avec la réalité. Alors il est important de considérer que le retour au travail doit se faire dès que la personne a atteint un seuil suffisant d’énergie. 
L’important à ce stade est de comprendre que la victime d’un burnout ne retourne pas au travail lorsqu’elle est « guérie » mais que le retour au travail est une étape essentielle de sa guérison ! 
En effet, c’est par l’immersion progressive (un retour à 50% du temps de travail précédent est recommandé par le corps médical) dans le milieu qu’elle va prendre conscience des changements qui lui sont nécessaires. Elle se confrontera ainsi à la réalité de son quotidien et apprendra à gérer les points d’usure en étant accompagnée par un professionnel externe. 

Comme vous pouvez le constater, il n’existe pas de durée standard pour un arrêt de travail consécutif à un burnout. Seules la disparition des symptômes d’épuisement et la vitesse de récupération physique détermineront la durée de l’arrêt de travail.

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