Les bonnes attitudes : Aider l’autre à lever le pied !


La semaine dernière je vous ai parlé de l’importance de s’arrêter pour réfléchir et pour faire le point sur votre manière de vivre et « d’encaisser » le stress.  Or, il arrive que l’on se pose des questions sur l’attitude à adopter lorsque l’un de vos proches ou de vos collègues vous semble en danger de surmenage.  Alors, comment aider l’autre à prendre conscience du danger qu’il encoure ?

Je vous ai décrit dans les manifestations sociales du burnout un élément qui vient compliquer toutes tentatives d’intervention de votre part : C’est le déni et l’isolement social qui en découle. En effet, l’individu n’a pas l’impression d’avoir le choix ! Il adopte selon lui le seul comportement possible : en faire toujours plus pour essayer de faire face ! Si vous le confrontez à son fonctionnement (ou plutôt à son dysfonctionnement) il va probablement rejeter votre message et vous rejetez VOUS dans la foulée. Vous n’y comprenez rien !  Cependant, vous ne pouvez pas rester les bras croisés à le regarder sombrer…

Vous vous devez d’essayer quelque chose et ce quelque chose va dépendre de votre relation avec lui. Vous n’allez pas agir de la même manière s’il s’agit de votre conjoint, de votre collègue, de votre subalterne ou de votre chef ! Malgré tout, il y a un point commun dans toutes ces approches : il va falloir le confronter à ce qu’il vit et ce de la manière la plus objective et bienveillante possible.

S’il s’agit d’un collègue : Ne le confrontez jamais devant d’autres personnes. Ce sujet reste toujours sensible et est encore considéré comme un tabou dans certains milieux professionnels. Organisez une rencontre ou un repas entre quatre yeux. Faites-le parler de ce qu’il vit. Aidez-le à reposer certaines priorités et demandez-lui comment l’aider ! Vous pouvez formuler vos inquiétudes en parlant de ce que vous constatez ou ressentez cependant soyez attentifs à éviter les formulations du type : Tu devrais… ou tu ne devrais pas…. Ce qui le place dans une position de justification qu’il ne tolèrera pas. Rappelez-vous, il pense ne pas avoir le choix ! S’il se montre réceptif, renseignez-le sur les manifestations du burnout de manière à ce qu’il puisse faire le lien lui-même entre ce qu’il vit et un processus d’épuisement. S’il rejette l’idée, ce n’est pas grave. Ne le jugez pas et soyez patient, ce n’est peut-être pas encore le bon moment.

S’il s’agit de votre chef : Bon courage ! Votre position hiérarchique ne vous permet pas de le confronter sur sa manière travailler SAUF sur ce qui vous impacte directement ! Vous pouvez lui restituer l’impact de son attitude sur vous avec prudence. Soyez patient et au clair sur les limites que votre chef ne doit pas franchir pour rester dans une attitude que vous jugez correcte vis-à-vis de vous. En cas de débordement, demandez conseil à un autre pair de votre chef.

S’il s’agit d’un membre de votre équipe avec une position hiérarchique inférieure : Prenez vos responsabilités ! Confrontez-le à votre ressenti et aux éléments concrets à votre disposition (attitude, résultats, relations dans l’équipe, surinvestissement, horaires de travail, etc…) Aidez-le à mettre en place des changements concrets et immédiats afin d’alléger sa charge de travail et si nécessaire aidez-le à se mettre en arrêt quelques jours ! Même si vous courez contre le temps votre intérêt n’est pas qu’il aille jusqu’à la cassure et que son absence vous coûte bien plus que quelques jours d’absence !

S’il s’agit de votre conjoint : Vous avez en main une quantité d’observations sur l’état des manifestations de l’épuisement  de votre mari/femme. Mais attention : votre discours est teinté d’affects et d’émotions. De plus vous n’êtes (en principe) pas directement concerné par son milieu professionnel. Il est assez facile de rejeter vos propos en vous disant que de toutes manières vous n’avez pas idées des responsabilités/échéances qui lui incombent ! Montrez-vous attentif et disponible. Cherchez à le faire parler de ses difficultés et n’hésitez pas à lui demander ce que vous pouvez faire pour lui. Fixez cependant des limites à ce que vous jugez acceptable ou non en terme d’attitude à la maison et en terme de manifestations d’épuisement.  Si votre conjoint commence à avoir des troubles du sommeil, par exemple, demandez-lui  ce qu’il considère comme étant le nombre d’heure de sommeil minimum dont il a besoin pour continuer. Et mettez-vous d’accord sur le fait que s’il franchit cette limite il acceptera d’aller voir un médecin !
Vous pouvez toujours lui suggérer la lecture des épisodes de M. Toutlemonde de ce blog afin qu’il puisse faire le parallèle avec sa réalité…


Belle semaine à vous !

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