Les bonnes attitudes : lever le pied !


J’ai testé pour vous !

Lorsque l’épuisement se fait sentir, la première chose à faire est de lever le pied. S’arrêter, faire un break le temps de lever le nez du guidon et de considérer avec plus d’objectivité l’état dans lequel on se trouve réellement. Un de mes collègues a récemment cité cette phrase de Sénèque : « Il n’y a pas de bon vent pour celui qui ne sait pas où il va… » C’est précisément de cela dont il s’agit. A force de courir, nous perdons de vue ce pourquoi nous courons.

Or, lever le pied, ce n’est pas si facile. Après tout, la personne épuisée ne se retrouve pas dans cette situation par hasard. Surcharge de travail, poids des responsabilités et délais à tenir sont intimement liés à cet état de fatigue avancé. Comment envisager dans ce cas-là de ralentir le rythme, voir même de s’arrêter ?

Il faut perdre du temps pour en gagner ! Et le seul moyen de se convaincre est de constater avec lucidité que votre productivité n’est pas au top, loin de là. Alors STOP ! Si vous faisiez une crise cardiaque aujourd’hui, vous seriez certainement capable de réaliser que tout travail n’a que l’importance qu’on lui accorde. Anticipez !

Plus facile à dire qu’à faire : eh bien, j’ai essayé ! Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que je n’ai pas publié de billet de blog la semaine dernière. Je me suis en effet arrêtée une bonne semaine afin d’y voir plus clair et de récupérer un minimum d’énergie. Cela fait plusieurs mois que j’accumule une grande quantité de travail et une vie de mère de famille. Je commençais à sentir que je subissais mes choix plutôt que de les vivre. J’avais de plus en plus de mal à prendre des décisions et je m’obstinais à vouloir assumer un cahier des charges trop lourd pour moi. Alors, malgré les obligations urgentes et le travail en suspens, j’ai tout stoppé pour une semaine.

Les deux premiers jours de mon break ont été une agréable parenthèse. Convaincue du bien-fondé de ma décision, j’ai décidé de m’octroyer un week-end à la montagne. Avec un temps magnifique, j’ai fait de belles et longues promenades. Je me sentais pleine d’énergie et je marchais avec entrain.  Un peu bizarre pour une personne épuisée, me direz-vous. Pas tant que ça ! J’étais encore simplement sur un mode « hyperactif » probablement bien saturée d’hormones du stress.

Les trois jours suivants ont été un temps de… descente vers un état de légume. Végétatif, me semble en effet un qualificatif assez adéquat. J’avais la sensation de me faire rattraper par la fatigue. Ce fut un moment désagréable et angoissant. Je me suis demandée si j’avais bien fait de m’arrêter si c’était pour me retrouver dans cet état ! Que se passerait-il si je ne récupère pas comme prévu au bout d’une semaine ?

Les trois derniers jours de ce break m’ont permis de faire quelques constats :
  1. Je suis exposée à un stress qui pourrait devenir chronique si je n’y prend pas garde.
  2. Lorsque je prends le temps, de nouvelles idées apparaissent et ça, c’est bien ! 
  3. Mes priorités deviennent plus claires.
  4. Je dois me ménager du temps de récupération afin de retrouver progressivement mon équilibre. Une semaine de break ne suffit pas à me remettre en état de plein équilibre.
Voici quelles ont été mes conclusions. Mais aussi simple que cela paraisse, ces conclusions viennent directement de mon ressenti et non d’une situation abstraite. L’importance n’est pas dans la complexité de la théorie mais dans la signification que l’on donne aux événements vécus…
A la semaine prochaine…



2 commentaires:

  1. Bravo pour ce témoignage sincère et intègre.
    Merci pour ces billets qui me sont fort utiles.

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  2. Merci pour votre commentaire encourageant!

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